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11 juin 2007 1 11 /06 /juin /2007 19:44
Chose promise, chose due. (Mais avant, un petit mot pour Abélard, tu avais entièrement raison. C'est bien mieux en Arial.)


Avant de m'occuper du cas de l'ami Djib,  je tenais à expliquer le concept. Il est entendu qu'il s'agit ici de parfait copinage. Je connais l'intégralité des gens dont je vais faire une apologie éhontée, et je travaille sur des projets avec la plupart d'entre eux, que ce soit en BD, en cinéma, ou professionnellement - de façon salariée, c'est à dire. 


Si ce sont des gens que je connais et que j'apprécie, ils ne sont pas que cela. Ce sont avant tout des personnes aux univers, aux styles à la fois très différents et familier, qui composent une partie de mon environnement créatif. Et qui ont un talent fou, j'estime. 

Donc je vais vous les vendre.  En commençant par l'ami Djib.
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7 juin 2007 4 07 /06 /juin /2007 23:24
(Tu es gentil, tu fais court ce soir) - en guest stars, ce soir, ma mauvaise conscience et ce qu'il me reste de lucidité.


Evidemment que le scénario est important. Il est même primordial, en fait. Car, pour le coup, et à très peu d'exceptions près, au commencement était le Verbe. C'est une idée qui va inspirer à un dessinateur un personnage, une formulation verbale avant d'être graphique - quoiqu'il faille se méfier, on se souviendra qu'ils ne pensent pas comme nous.


On peut comparer le couple scénariste-dessinateur à une locomotive et son conducteur. Si personne n'alimente la loco en charbon, elle n'ira pas bien loin. Et sans la loco, le conducteur continuera à pied. Mais cette métaphore est à la fois quelque peu oiseuse, car elle transforme le dessinateur en simple "outil" au service du dessinateur. 

(Non, parce que je t'explique, tu n'as pas que ça à faire)

Prenons plutôt une barque, avec un gouvernail. Je ne suis pas très calé sur la question, mais un rapide coup d'oeil dans Wikipédia vous démontrera que ça existe, des esquifs du genre. Donc un équipage de deux personnes. Bien sûr, le scénariste est à la barre, et le dessinateur rame. Au départ, le scénariste a convaincu le dessinateur que ce dernier l'aide à atteindre une île merveilleuse, ils sont tous les deux d'accord sur la répartition des tâches, et plus important, sur le cap à tenir. Ils se mettent donc en branle, et vogue le navire.


rameurs.jpg(Là, par exemple, deux scénaristes et leurs différents dessinateurs - notez que les scénaristes rament peu. Et que les barques ont des gouvernaux. Internet, c'est magique)

Au premier coup de grisou - un découpage peu inspiré, par exemple - le dessinateur peut légitimement se demander si le scénariste sait ce qu'il fait. Et au premier coup de pompe du dessinateur, le scénariste peut tout aussi légitimement se douter que son acolyte l'emmène à bon port.

L'important est de bien se rendre compte qu'ils sont tous les deux embarqués dans la même galère. Pour donner du coeur à l'ouvrage au dessinateur, le scénariste a tout intérêt à le motiver en lui fournissant de quoi penser que la traversée vaut les efforts et les sacrifices consentis. Nous y reviendrons, mais les gens ont souvent du mal à réaliser le chemin de croix que représente la confection d'un album, notamment et surtout pour le rameur.

(Tu as un nombre de projets en retard hallucinant, et en plus tu ne dors pas assez.)

Les deux compères, lorsqu'ils entament leur traversée, ne s'imaginent pas les problèmes qu'ils peuvent rencontrer. Le plus bateau, si je peux me permettre cette vanne plus ou moins inspirée, c'est le risque de croiser une autre barque, ou un scénariste sur un banc de sable, qui propose au dessinateur de rallier une autre île, encore plus merveilleuse. Ce scénariste peut être connu pour avoir découvert d'autres îles, il peut proposer également une meilleure rétribution au dessinateur. Là, patatras, votre projet prend l'eau. Et vous vous retrouvez le bec dedans.

(Et ce n'est pas en faisant le guignol sur ton blog que ça va faire avancer le schmilblik)

L'argent, aussi, peut vite devenir un problème. Méfiez-vous de l'argent. Je ferai une note spéciale sur l'importance de cette composante - on ne fait pas non plus de la BD pour des cacahuètes, ou les bananes chères à Denis Bajram.

(Saute le passage sur les bananes, on a dit court, on a pas le temps. Un jour où tu ne seras pas inspiré et où tu parviendras à te rappeler la métaphore exacte de l'auteur et des chamans des sociétés anciennes)  

Bref, dès que de l'argent est en jeu, vous vous rendrez vite compte que vous connaissez très mal celui dont vous pensiez qu'il n'avait aucun secret pour vous. Et je parle de vous-même avant de parler de votre co-auteur. On ignore trop souvent sa propre propension à être âpre au gain.

Donc en tant que scénariste, vous devez apprendre à tuer vos enfants. La vision que vous avez de votre projet n'est qu'incomplète tant que le dessinateur n'y a pas apporté sa pierre. Tout du moins, votre projet d'origine, lorsqu'il préexiste complètement à votre rencontre avec un dessinateur (car un dessinateur peut également vous inspirer une histoire), ne sera pas le même au bout du voyage. Il aura pris le soleil, le vent, la morsure du sel, cela lui donnera une teinte, une tessiture particulière. Et cela le définira.

Et là où vos lecteurs ne verront qu'un chef d'oeuvre du neuvième art, vous y verrez, vous et votre dessinateur, une véritable carte de cette folle équipée. Chaque case, chaque bout de dialogue, les imperfections de tel ou tel trait, l'enchainement de telle scène, l'existence d'une séquence ou l'absence d'une autre, tout cela sera pour vous un témoignage, un souvenir de cette aventure.

Tous les premiers albums d'auteurs débutants ont cette même saveur, si particulière, qui leur rappelle que le plus beau, dans tout ça, cela reste l'aventure commune entre deux auteurs.

(Court, sobre, coco. Tu tombes dans le lyrisme de bas étage, là et ça rallonge. Si tu ne rends pas ces trois dernières planches dialoguées, tu vas t'en souvenir, de la saveur de l'aventure avec Fabien)

Vous l'aurez compris, vous serez obligé de composer.

Il y a certaines choses que le dessinateur ne saura pas faire. Il ne sert à rien d'imposer à toute force cette scène au cadrage digne des oeuvres les plus déjantées s'il a une proposition plus simple, réalisable par lui, et qui conserve l'esprit de la séquence. De même, s'il vous dit que 23 bulles réparties dans 8 cases, cela tue un peu la planche, acceptez de réduire.

(Ah ah ah! Tu peux causer...)

Dans tous les cas de figure, opposer une réponse du style "Je sais ce que je fais, c'est quand même moi qui ai écrit l'histoire", est tout sauf pertinent. Acceptez de vous remettre en cause, de reprendre toute ou partie de votre scénario, faites de cette ingérence constante une source de créativité et d'inspiration, au lieu de le vivre comme une atteinte à vos droits fondamentaux.

(Bon allez, faut conclure, je crois qu'ils ont compris l'idée générale que tu as essayé de développer plus ou moins finement en trois notes interminables. Y'a un p'tit gars fort talentueux qui attend la bible de ton univers)

Il y a tout de même une contrepartie à cette piteuse et précaire situation qui est la votre.

Malgré tout ce qu'il vous dira, vous avez un droit de regard sur le travail de votre dessinateur, et vous pouvez venir le titiller sur son terrain, même si vous n'avez pas fait les Beaux Arts. 




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3 juin 2007 7 03 /06 /juin /2007 18:43
 
Avant de reprendre ma longue litanie sur la relation complexe qui existe entre un scénariste et un dessinateur, quelques mots. En quelque sorte, le prologue qui aurait du amorcer ce blog et que, dans ma brillante absence de la moindre notion du sens de l'organisation le plus élémentaire, j'ai complétement oublié de punaiser en pense-bête à l'usage des rares mais d'autant plus précieux lecteurs de ce blog.

Mon ami Jibé - un garçon plein de qualités, j'aurai l'occasion de vous toucher deux mots à son sujet lors de ma future semaine de la promo - me faisait remarquer hier soir qu'un lecteur attentif aurait pu déceler des accents quelques peu partenalistes dans mon blog. Quelque chose du genre: "Asseyez -vous les enfants, Tonton Henscher va vous expliquer la vie d'un scénariste chevronné."

A la réflexion, et bien qu'il m'en coûte d'accorder un quelconque crédit à l'analyse de texte d'un dessinateur, il n'a pas tort.

De fait, autant clarifier les choses: mon expérience de scénariste reste limitée. Elle se cantonne à un album en cours de réalisation - une pensée ici pour Fabien Rondet, qui sue eau et sang pour ma..euh..notre plus grande gloire - et une solide tripotée de titres plus prestigieux les uns que les autres, auxquels j'ai apporté ma patte, à des niveaux très divers, dans le jeu vidéo.

Cela étant dit, entre ma tendance au bavardage impénitent et l'aisance avec laquelle d'aucuns s'auto-proclament des sommités dans le domaine, et ce sans avoir jamais rien produit, je me dis qu'apporter ma pierre à l'édifiece, que dis-je, un petit bout de gravier minime et sans conséquence, ne peut pas faire de mal.

De même, vous aurez compris que mes diatribes sur les dessinateurs ne sont qu'une façon pudique de leur témoigner tout l'amour que j'ai pour eux. Et ça tombe bien, qui aime bien châtie bien. On peut donc parler carrément d'amour fou de ma part.

Ca, c'est fait.
Maintenant, revenons à nos moutons.

Nous avions laissé notre apprenti scénariste face à sa première épreuve vraiment déterminante, à savoir, l'avis du dessinateur.

La critique, même dans sa forme la plus constructive, est toujours la chose la plus difficile à recevoir pour un scénariste. Ca, et découvrir que quelqu'un a déjà eu la même idée que lui, et l'a en plus traitée avec infiniment plus de talent, le misérable.

C'est à un tel point qu'il n'est pas rare que le scénariste impose sa vision à la fois des personnages, de l'histoire, jusqu'au découpage même. A ce stade, toute modification est proscrite et tombe directement dans la catégorie du blasphème doublé d'un crime de lèse-majesté suffisamment grave pour mériter au minimum le bris de quelques doigts. (Oui, moi aussi je préfère "brisage", mais mon dictionnaire m'indique que "bris" est le seul mot autorisé s'approchant un tant soi peu de l'idée que j'essaye d'exprimer. Et mon dictionnaire a toujours raison, ma mauvaise foi ne connaissant aucune borne uniquement lorsque je joue au Scrabble)

Autant en prendre votre parti tout de suite: vous n'avez aucune chance contre votre dessinateur.

(Seule dérogation à cette règle sacro-sainte: vous êtes un scénariste qui vend sur son nom. Ils ne sont pas nombreux, nous les connaissons tous ici et nous les saluons au passage, en les félicitant pour ce succès bien mérité - et en taisant d'autant plus la jalousie qui nous étreint de ne pas être à leur place.)

Rappelez-vous. Le dessinateur peut faire des choses essentielles que vous êtes incapables de faire. Comme dessiner, par exemple. Il sait, en recevant votre découpage, si d'une part cela peut marcher, et si d'autre part cela lui plaît. Il est donc important que vous preniez son avis en compte. Ce qui ne signifie pas modifier votre scénario en fonction de chacune de ses remarques, loin de là, malheureux.

Non, l'important, ce n'est pas la rose, c'est d'établir une réelle discussion entre les deux auteurs. On en vient au coeur du sujet: si vous avez conçu votre projet de A à Z - ou si vous croyez l'avoir fait - détrompez-vous. Vous n'avez rien fait de vraiment déterminant, à part jeter quelques mots sur le papier, ce que tout le monde peut faire, avec certes plus ou moins de talent, mais vous saisissez l'idée. De fait, votre BD ne va exister que grâce à votre dessinateur, et grâce à votre collaboration avec lui. Et c'est sur cette note réjouissante que je m'en vais conclure, en promettant de finir de traiter ce sujet quelque part dans la semaine prochaine, avant la fameuse semaine de la promo. (Un jour, une note, un coup de projecteur sur quelqu'un bourré de talent, et que j'aime bien en plus.)

Votre scénario en tant que tel n'a aucun intérêt, aucune valeur.
Vous avez créé quelque chose qui n'existe pas.




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1 juin 2007 5 01 /06 /juin /2007 00:34
 
Le scandale, c'est que je n'ai rien posté depuis deux jours, bientôt trois.

La flemme, je l'avoue. Entre la gestion de l'interface qui me déroute et l'énergie qu'un blog demande, en plus du boulot et des projets persos, j'ai eu un peu de mal à me tenir à mon objectif d'une note par jour. Résultat des courses, je vais encore pondre une tartine.

Je disais l'autre jour que vendre un projet de BD était la partie la plus facile de l'opération. Et je maintiens.

Je traine souvent sur des forums où de nombreux aspirants scénaristes rêvent tout haut de publier. Et donc d'éveiller l'attention et l'intérêt d'un éditeur. Or cette partie de l'opération leur semble hors de portée, inaccessible à jamais.

En vrai, le plus dur, c'est tout le reste.
Sans rire.

Restons dans la BD et examinons en détail ce qu'il faut pour monter ne serait-ce qu'un embryon de projet.

D'abord il faut une bonne histoire. D'accord, juste une histoire. A quoi reconnait-on une histoire? Généralement, elle prend la forme d'images, de mots, de phrases, récurrentes, qui vous accompagnent tous les jours, qui vous hantent. Vous ne savez pas bien pourquoi, mais il y a cet ensemble obsédant, qui ne vous lâche plus.

Ca, c'est votre histoire.
Généralement, elle est magnifique. Grandiose. Jamais vue. Ca sent l'Oscar et le Goncourt réunis et vous entendez déjà les maîtres de la profession sangloter devant l'éblouissance de votre talent.

Du coup, un beau jour/soir/matin, n'y tenant plus, ça y est, c'est le grand jour. Vous êtes devant votre clavier ou votre feuille de papier. C'est là que les choses se corsent radicalement. Cette histoire que vous avez couvée en votre sein, chérie, cajolée, dont des notes couvrent peut-être des dizaines de feuilles volantes ou bien ce superbe carnet Moleskine que vous emportez partout avec vous, pensant comme moi que l'outil fait l'écrivain, cette histoire, donc, tout à coup, à l'accouchement, elle a subitement une sale gueule.

Elle est toute frippée, bancale, les mots que vous alignez ne lui rendent pas justice ne serait-ce qu'à 10% de ce que vous aviez en tête. Bref, tout d'un coup, vous êtes beaucoup moins convaincu de l'intérêt de la chose. Mais admettons.

Vous êtes du genre pitbull, obstiné, vous irez jusqu'aux bouts de vos rêves, et ce bien que votre raison soit déjà largement entamée, voire achevée pour le compte. Comme moi, vous êtes mondialement reconnu pour votre incapacité crasse à tracer trois traits sans déclencher l'hilarité/l'effroi/la pitié - choisissez ou même mixez le tout, vous saisissez le principe, et la réalité vous tombe dessus comme une tonne de brique. En plus lourd.

Il vous faut un dessinateur.

Les gens ne se rendent pas bien compte de ce que c'est qu'un dessinateur. Tout d'abord c'est un type (ou une fille, pas de sexisme sur ce blog) qui est un peu l'équivalent d'un extra-terrestrre, doublé d'un magicien, croisé avec un autiste. Pour faire simple, son cerveau ne fonctionne pas comme le votre. Vous n'utilisez ni les mêmes outils, ni la même partie du cerveau. En plus, c'est une espèce rare. Les bons dessinateurs, j'entends. Et qui correspondent à l'idée que vous vous faites du trait qui illustrera votre chef d'oeuvre. Ou à défaut, les dessinateurs disponibles.

Bien des collaborations sont le fruit du hasard de la vie, de rencontres chez des amis, très souvent. Internet, de plus en plus, favorise les rencontres scénaristes/dessinateurs, via les forums, et on a vu de très beaux projets se monter et aboutir par ce biais. Donc vous fréquentez les forums, vous écumez les soirées mondaines, et vous trouvez votre perle rare.

Et là, il va falloir le convaincre de la pertinence de votre histoire et de votre projet. Car, contrairement aux idées reçues distillées par les plumitifs jaloux de l'exposition systématique du dessinateur, loin devant le scénariste, les dessinateurs savent lire. Et notamment sur Internet, les dessinateurs sont de plus en plus exigeants. Y compris les débutants.

A raison. En effet, si pour le scénariste, dont je suis le premier à ne pas dévaluer la charge de travail, modifier, retoucher, transformer, se fait par le simple biais d'un traitement de texte, pour un dessinateur, tout de suite, la moindre esquisse requiert une énergie et un temps bien plus important. Du coup, il vaut mieux pour lui qu'il soit complètement habité par l'histoire, souvent écrite par un parfait inconnu qui peut se trouver à l'autre bout du monde, qu'il va mettre en images.

Pour faire simple - car je peux être concis - votre tout premier lecteur et client, c'est le dessinateur. C'est lui qu'il faut convaincre de la force et de l'originalité de votre histoire. A ce stade, l'éditeur doit être le cadet de vos soucis, voire le petit dernier de la fratrie qui n'est même pas né.

Miracle: après des mois de siège constant des forums et des blogs de dessinateurs, vous trouvez un dessinateur appâté par votre projet. Champagne, me direz-vous.

Pas du tout. Vous venez juste d'aborder la partie la plus compliquée, celle que j'aborderai demain, "promis-juré-craché-je le fais": le dessinateur, votre nouveau compère et compagnon de galère, va vous mettre en face de votre pire cauchemar, mais qui est également ce qui va décider de votre qualité de scénariste ou non:
Votre dessinateur a son idée sur votre histoire. Et il a décidé de vous en faire part.
 
 
 
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29 mai 2007 2 29 /05 /mai /2007 00:59
A l'origine, j'avais pensé à "Pourquoi Fragments?", comme titre de cet article. Mais autant commencer par le commencement.

Une réponse simple, brève et facile, serait "parce que tout le monde le fait", mais ce serait faire insulte à mes lecteurs. Evidemment que tout le monde le fait. Et bien sûr qu'il faut "en être". Le Net 2.0 est la dernière folie à la mode, et le blog en est l'expression 0.9 la plus évidente.

Il paraît que pour écrire, et par extension pour faire un blog, il faut avoir quelque chose à dire, trouver le moyen de le dire (le médium - ici ce blog, mais pas que, en ce qui me concerne) et trouver quelqu'un à qui le dire.

Pour cette dernière partie, je laisse le soin à ceux qui auront la gentillesse de prêter attention à ces quelques lignes de juger de la pertinence, ou non, de cette entreprise hautement périlleuse pour un non-initié aux technologies les plus élémentaires. (Traduire: mon degré de familiarité avec la technologie se résume à une équation binaire, selon que cela fonctionne, ou pas. D'où quelques errements graphiques dans la mise en forme. C'est promis, cela va s'améliorer. Forcément.)

Le propos de ce blog est multiple, mais au delà de ma simple auto-promotion, il se veut un lieu de rencontre et d'échange sur la création, principalement le thème de l'écriture et de la narration, qui est le coeur de mon activité.

Je suis scénariste de métier depuis plus de cinq années désormais, essentiellement dans le jeu vidéo - et croyez le, le scénario et la narration restent les grands territoires vierges de cette branche, loin devant le graphisme ou la physique intégrée au gameplay.

Depuis peu, j'ai le bonheur de travailler avec le talentueux Fabien Rondet, sur un projet de bande dessinée à paraître aux éditions Casterman, quelque part en novembre de cette année.

Si ce blog n'est aucunement un outil de promotion exclusif pour ce projet, il est évident qu'il en sera parfois question dans ces colonnes. De même pour tous les projets à venir - j'en ai plusieurs à l'état de conception, donc pas encore vendus à un éditeur - que je me propose de relater ici, en détaillant la démarche qui est la notre, aux dessinateurs impliqués et moi-même.

De fait, s'il fallait une raison, voire une ambition à ce blog, ce ne serait que cela, témoigner de mon travail, de mes projets, et échanger avec ceux, lecteurs, scénaristes amateurs ou confirmés, artistes ou encore simples curieux, qui se passionnent pour la création de mondes, d'histoires et de personnages, et qui ont comme moi cette étrange flamme qui les pousse à toujours revenir à l'imaginaire.

Il paraît aussi qu'un blog se doit de faire court, surtout quand il est dépourvu d'images. Dont acte, je termine ici cette note déjà bien trop bavarde.

Demain, je vous raconterai pourquoi vendre un projet de bande dessinée est la partie la plus facile de l'opération.
 
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27 mai 2007 7 27 /05 /mai /2007 02:36
Au commencement était le Verbe. Qu'ils disent.

C'est très étonnant, un peu émouvant, mais voilà, c'est fait.
Un blog de plus s'éveille dans l'immensité de la Toile.

Et j'en suis le premier surpris.
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  • : Mis à jour de façon aléatoire, Fragments est le champ de tir du scénariste Henscher. Il y traite avec un humour féroce des aléas de la vie d'un scénariste débutant (mais publié). Attention aux éclaboussures de vitriol. Et mettez les patins en entrant.
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