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11 juin 2007 1 11 /06 /juin /2007 20:07
Je commence  paradoxalement par le plus facile et le plus gros morceau. 

Il est difficile de vous présenter Djib  sans vous dire qu'il est un peu mon quatrième frère - nous nous connaissons depuis plus de 10 ans désormais. Nous avons tout connu, il me suit depuis le début, nous avons partagé les joies, les peines, les drames de la vie. Nous nous sommes noyés dans les mêmes doutes, les mêmes incertitudes. Nous avons poursuivi - et poursuivons toujours- les mêmes rêves, en nous promettant de ne jamais oublier les gamins que nous étions encore lorsque nous nous sommes connus, et auxquels nous devons de continuer à tenter de réaliser les rêves qu'ils formulaient alors. 

Le  Djib et  le Henscher d'alors  ne comprendraient pas que nous renoncions. Pas maintenant que des portes s'ouvrent. Maintenant que nos rêves prennent une tournure réelle, forcément plus crue, évidemment moins rose, mais bien réelle tout de même. 

Donc Djib. 

La meilleure définition de l'animal est un syncrétisme, une sorte d'osmose, aux univers multiples. Il a digéré tout Burton, nappé d'une sauce aux films de SF bien connus par ici (Alien 1, 2, 3, 4, Abyss, Star Wars et j'en passe), avec une solide culture classique en entrée et un goût immodéré pour les dessins animés, jusqu'à l'écoeurement.
DossierPB-05-copie-1.jpg
Djib, c'est encore lui qui se résume le mieux à travers cette image. De multiples univers, plein de choses dans la tête, et seulement 24 heures par jour pour tout explorer. Ca n'a l'air de rien, dit comme ça, mais en vrai, c'est dramatique. (Ca pourrait être pire. Je pourrais être infoutu de modifier cette image pour virer le cadre blanc.)

Ce qui fait sa force, c'est sa colorisation, qu'il fait maintenant à l'ordinateur, mais pour laquelle il avait un talent fou en mode traditionnel, par le passé. Je ne désespère pas qu'il s'y remette, même si cela transformerait son bureau en toile de Pollock sous ecstas, en trois dimensions.

Sa colo, donc, et son sens du détail.

Aaah, son sens du détail... J'entends par là non la dépiction appliquée de décors surchargés - même si je peux être preneur de ce genre de choses - mais bien plutôt l'attention au petit plus qui va faire d'une belle image une image d'une vérité criante. Il a ce don de placer le boulon, la pancarte au titre réjouissant, exactement où il faut. Dans notre bande d'amis communs, Djib est spécialisé dans les évènements spéciaux. Anniversaire, mariage, enterrement de vie de garçon, promotion, baptême, il fait tout et trop - cela occupe du temps qu'il pourrait consacrer à d'autres projets plus commerciaux. Mais non, il a la main sur le coeur, qu'il a d'ailleurs gros comme ça, et du coup, il vous gratifie d'un petit - parfois grand! - dessin à la moindre occasion.

C'est toujours très amusant, très drôle, mais au delà de ça, c'est très touchant, lorsque vous vous rendez compte que sa caricature met tellement le doigt sur ce que vous êtes que vous vous rendez brutalement compte de l'attention qui vous est portée.

Avant de sombrer dans le lyrisme larmoyant, il faut préciser que ce garçon est une quiche intégrale: il doute de son talent.WrongPlace.jpg
Djib fait aussi de très belles choses en noir et blanc, très "radiKal" comme j'aime. Ici, mon personnage favori de Shadowrun, aka The Shaft. Avouez que ça vous a une certaine allure, non? 

Je veux bien douter du mien, à mes heures perdues (et je perds un temps fou), mais alors, lui, honnêtement, je ne vois pas.  Il sait pratiquement tout faire: des créatures d'une monstrueuse beauté, comme des petites bestioles adorables en diable (et dont certaines sont primées lors de concours), tout comme des personnages, simples, élégants, très bientôt près de chez vous chez les meilleurs libraires, je l'espère. Et c'est sans parler de sa série hilarante sur le thème de la Page Blanche. (N'hésitez pas à vous goinfrer l'intégralité de ses aventures, c'est du pur bonheur)


Bref, vous l'avez compris, cet homme là est multi-carte. En plus, il est plutôt joli garçon (ce qui ne gâche rien) bien que du genre carrément plutôt très pris (ce qui gâche un peu plus les choses, désolé mesdames).

Et puis il y a ce qu'il ne vous montre pas, ni sur son blog, ni sur son book online.

Il y a ce fameux projet.
Notre projet.

Cette planche encadrée, accrochée au mur de mon bureau, qui me rappelle, à chaque fois que je la regarde, qu'un jour, nous le ferons, cet album. Il mature depuis autant de temps que nous nous connaissons, et nous en parlons, le couvons depuis lors. Il ne s'agit pas de flemme - je peux témoigner que ce garçon est un bosseur, pour lui avoir infligé des soirées de java entières lors de notre colocation, tandis que lui continuait imperturbable, vissé à sa table à dessin.

Non, décidemment, cela me prendra le temps qu'il faudra, et toute mon énergie, mais vous entendrez parler de ce garçon très bientôt. Sans rire.

Plus discrète, mais jamais très loin (voire de plus en plus proche - soyons fous, soyons people), il y a Elbe.

Au départ, je voulais faire une note commune aux deux, mais autant le dire tout de suite, je suis un fan inconditionnel d'Elbe. Mais cela, je m'appliquerai à vous l'expliquer dans la future note auquelle elle aura droit toute seule, comme une (future très) grande qu'elle est.

Demain, par exemple. (Promis, d'ici là, j'aurai trouvé comment changer la couleur des liens. C'est vrai quoi, c'est très vilain, ce gris)



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Published by Henscher
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LM 12/06/2007 09:40

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